Saint Sulpice-Laurière

Lépinas, un fief des Templiers

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046 Bénitier de la chapelle de Saint Jean de l’Epinas

En des temps mal situés, des villages se sont vidés de leurs habitants et leurs vestiges pétrifiés laissent perplexes les historiens,  les ethnologues, les archéologues… Ces sites abandonnés stimulent  l’imagination du promeneur. La bergère en écarte son troupeau. Tel autre s’y étant égaré un soir a deviné l’ombre fugitive de la dame blanche,  entendu dans le désert silencieux le battoir de la laveuse fantôme, ou senti dans son cou le frôlement d’une âme errante.  L’inconnu trouve son explication dans  le surnaturel. Au lieu de conclure:  »je ne comprends pas parce que la cause m’échappe »,  nous imaginons aussitôt des mystères effrayants et des puissances d’un autre monde, quand le cadre et le moment s’y prêtent.

  Le village de Montcillat, sur les hauteurs du Pont-à-l’Age, fut, dit-on, victime d’une prolifération de serpents; ils envahissaient les maisons et on en trouvait jusque dans les berceaux des enfants. Un repli général se fit sur le lieu du  Mascroisier. Pour le Vieil Agnot désertifié on n’a pas trouvé d’explication , ou plutôt on en avance plusieurs: pillage et destruction par les routiers du Grand Chemin tout proche, épidémie, incendie accidentel, déplacement organisé par l’autorité du seigneur. De cet anéantissement subsistait un  mortier à piler le grain – un cylindre de granit creux planté à l’entrée des ruines – Sa disparition récente a coïncidé avec des travaux forestiers.

En 1370 la chevauchée du Prince Noir dans la Montagne (lire note 1 )  sema  la mort et la désolation.  Son vieil ami l’évêque de Limoges venait de tourner chasuble en faveur du roi de France et le Plantagenet, trahi, assouvit sa fureur en  « bouffant du curé’’ : il dévasta sans distinction les biens épiscopaux de la Jonchère, ceux des Templiers et même ceux des moines de Grandmont, tant choyés par son aïeule la Mathilde,  l’abbaye où reposait la dépouille d’Henri Plantagenet le Jeune. A la décharge des Anglais on doit dire que leurs troupes étaient accompagnées ou précédées de  « routiers », qui constituaient souvent à travers le pays le gros des effectifs: un ramassis de voyous incontrôlables, ou des bandes de malheureux réduits à piller après avoir eux-mêmes perdu leurs biens . Les Grandmontains s’en remirent vite, mais La Jonchère y perdit définitivement son statut de ville florissante (lire note n° 15) et dans les collines on ne parla plus que de ruines des biens du Temple et de vestiges fumants de villages détruits.  Près de sept siècles ont passé, et dans les environs de Saint Léger-la- Montagne un endroit isolé qui ne manque pas de charme avec ses énormes rochers est encore appelé  « les Ruines du Temple » . 

Dans le même coin,  « le village des Faures« (des forgerons), Saint Jean de l’Epinas, avait tout  spécialement dérouillé . 

       Au XIIe siècle, à la crête du Bois des Echelles existait un village nommé l’Epinas, placé sous le vocable du saint patron des Templiers, St Jean Baptiste. Le dernier pan de mur de l’église, qui tenait bon il y a quelques décennies encore, a été détruit parce qu’il y avait de belles pierres de taille à récupérer. Dans l’éboulis de ce qui reste on a pu voir longtemps un reliquaire de cuivre et  une magnifique dalle de tombeau portant gravée à  plat la silhouette d’un chevalier en armure et devant lui   sa longue épée. Dans les années 1940 ce lourd gisant avait été arraché du sol et   dressé contre le mur intérieur de la chapelle. Gardien du Temple au temps de son glorieux service militaire, le chevalier conserva quelque temps ce poste de gardien des ruines. Puis la dalle  disparut, élevée  à la dignité de table de jardin pour les barbecues. Le bénitier hexagonal sculpté a longtemps été utilisé sur place comme abreuvoir pour le bétail du dernier Epinasien. Selon des rumeurs non vérifiées il serait maintenant dans un village voisin; on y ferait pousser des géraniums. Les zélus vous diront combien cette situation les attriste, mais  « ils ont tellement d’autres soucis »… 

 

Limousi, les vestiges de ton passé sont pillés et vandalisés. Ton Histoire fout le camp.IMG_2547 erait

St Jean de l’Epinas était dépendant au XII° siècle de la Commanderie du Temple de la Croix au Bost (Saint Domet en Creuse). Peut-être était-ce à l’origine le legs d’un riche et généreux  pécheur fait aux soldats de Dieu pour s’ouvrir les portes de la Jérusalem Céleste. Ses toits de chaume fumaient  sur un replat,  tout près des sommets du Bois des Echelles. La toponymie de ses terrains fossilisés renseigne sur leurs anciennes destinations et leur distribution.(v. cadastre de St Léger et relevé topographique de Michel Desbordes). Il était relié par une bretelle à la pouge, toute proche, ( étym. podium, voie des sommets) chemin antique orienté est-ouest, Clermont-Poitiers, ou Saintes – capitale des Gaules.
Le Temple était un Ordre de Chevalerie essentiellement français, le plus puissant à la sortie du Moyen-Age. Il possédait 1/3 de Paris derrière des murs d’enceinte . De là il commandait aux Templiers de toute l’Europe. Il dérivait de l’Ordre de Citeaux. Saint Bernard lui avait donné pour règles l’exil et la guerre sainte. ‘’le soldat a la gloire, le moine le repos. Le Templier réunissait ce que ces deux vies ont de plus dur: les périls et les abstinences.’’(Michelet).
Les Hospitaliers protégeaient les pèlerins. Les Templiers faisaient la guerre. Manteau blanc à croix rouge, prêts à donner leur vie pour assurer l’accès au Saint Sépulcre. Un Ordre si dévoué et si utile fut couvert de privilèges. Ils ne payaient ni droits, ni tributs, ni péages. Ils étaient juges de leurs causes. Leurs Commanderies divisées en ‘’langues’’ étaient des Etats dans l’Etat. La langue d’Auvergne était la deuxième en importance.
La réception d’un chevalier donnait lieu à un rite bizarre: Le récipiendaire se présentait comme un pécheur, un mauvais chrétien. L’Ordre se chargeait alors de le réhabiliter, de le régénérer .
Quand la Terre Sainte fut définitivement perdue, ils se rapatrièrent avec un monstrueux trésor de 150 000 florins d’or. Ils auraient pu se tailler une souveraineté comme les Chevaliers Teutoniques en Prusse, les Hospitaliers en Méditerranée ou les Jésuites au Paraguay… Mais en 1317 Philippe le Bel prend les sous, brûle les Templiers sur des bûchers et dévolue  leurs Commanderies aux Hospitaliers avec la bénédiction du pape: L’Eglise tuait l’Eglise . 

…………………………………….. 

 

 

…………….
  

Carte de Saint Jean de l’Epinas – Travaux de Michel Desbordes – 1978 – 

Les sites  habités, si l’on excepte Mallety et Sauvagnac, se localisent  sur des replats, dans des alvéoles orientés au S, S-E ou S-O, protégés des vents du nord par des versants raides. 

  • A Saint Jean l’alvéole est mal marqué, vallonné  et mal protégé des vents du nord , ce qui en fait une implantation marginale et éveille la curiosité.

La pouge, comme toutes les voies de grande communication, passe à proximité mais en dehors du village. 

‘’Description des Monuments de la Haute-Vienne’’ Allou, 1821 : ‘’… on prétend qu’il y avait là autrefois un bourg très considérable de plus de 150 feux. On n’y voit aujourd’hui que les ruines d’une chapelle dédiée à Saint Jean et près de laquelle on découvrit un assez grand nombre de tombes qui furent transportées au cimetière de Saint Léger…’’
‘’L’Ordre de Saint Jean de Jérusalem…’’ La Vayssière 1884 ‘’le village de Saint Jean de l’Epinas possédait en 1616 une chapelle de 5 cannes° sur 3 où l’on voyait un vieux reliquaire de cuivre émaillé’’
On sait par ce dernier auteur qu’en 1616 il ne subsistait qu’une maison mais on ne peut que présumer de la date et des causes de la ruine du village. On imagine par le parcellaire et l’existence d’un réseau de murettes et de banquettes de culture, l’importance de l’activité agricole. La lente construction des terres accumulées en bout de champ par l’araire, et qui atteint parfois plusieurs mètres, atteste d’une présence humaine prolongée. Une promenade à travers le terroir encore marqué par des découpages géométriques fait découvrir des gradins, marques des limites des anciens labours.
Parallèlement, ou en complément à l’activité agricole, le village travaillait le fer. Pour les gens de Beaubiat, Lailloux, Maillofargueix, Saint Jean était appelé ‘’le village des faures’’.  Cette activité   développée dans l’orbite des Grandmontains comme chez les Templiers a disparu avec eux.  Au XIX° siècle mourut à Grandmont un dernier ‘’cloutier’’, enterré à Saint Sylvestre avec son sobriquet de ‘’Ferraille’’ gravé sur la pierre de son tombeau. Les clous, les couteaux, les ferrures satisfaisaient aux besoins locaux ou étaient vendus dans les foires de la région, celle de Saint Léonard par exemple, la plus importante. 

° Lo cano était dans le midi l’autre nom de l’aune. Elle valait + ou – 2 mètres. Elle se subdivisait en 8 pans. La cano carrado valait donc 64 pans carrés ou 4 m2. La chapelle mesurait donc 60 m2. On pourra le vérifier quand les broussailles seront coupées, les ruines organisées et l’endroit rendu accessible: les fondations n’ont pas été emportées.

 

                                                            1                                                                                                                        2                                                                                                                                      3
Cadastre de Saint Léger – 1815 –(Archives Départementales)  1 et 2: autre échelle pour même image  –  En rouge : bâtiments subsistant au début du XIX°s  Le découpage des parcelles réparties en terres, prés, bois (voir l’étude de Michel Desbordes, qui dirigea les recherches archéologiques en Limousin) témoigne de l’activité agricole  passée de ce village aujourd’hui fossilisé. Les « lames de parquet » ( 1 ) correspondent à des terrains communaux privatisés fin XVIII°s . On y découpa  une 20aine de parts, une pour chaque propriétaire, pas forcément résidant. 

Les croix des Templiers 

Sur le domaine de M. De Léobardy à La Jonchère:   La croix des prisonniers,(fig2) du même type que la croix de Sauvagnac au chevet de la chapelle, (fig1) est le remploi d’une croix en provenance de la maladrerie de Malety. Les Templiers ont marqué leur présence avec ces croix  faciles à identifier; on les rencontre sur des monuments,  des sceaux,  des pierres tombales (v. « rites mortuaires »). On les rapproche parfois avec le symbolisme solaire bien antérieur au culte chrétien: leur motif s’inscrit avec quelques fantaisies d’artiste dans un cercle et on en fait une lecture double plus nette à Sauvagnac : en  creux on voit quatre pétales de lumière; en relief c’est une croix pattée. Au musée de Guéret on peut voir dans un style très primitif et dépouillé cette recherche de lumière dans le symbole chrétien à peine suggéré: un lourd disque de granit percé de quatre trous circulaires et monté sur une haute colonne.

           

   

   

   

                                         Vu au musée de Guéret. Culte païen en transition?

   

   

   

« La problématique des croix cerclées » 

 

Page extraite d’un article  à lire à la Bibliothèque Municipale et Francophone de Limoges, section Limousin,  dans un intéressant ouvrage consacré aux Templiers de la Creuse. 

En résumé : la forme particulière de ces croix   conduit  les savants historiens  à des comparaisons avec de lointains symboles solaires. 

   

     035 

            fig 1 Croix de Sauvagnac                                                                                                                                                                                                 fig2 Croix dite  « des Prisonniers », érigée sur le domaine privé de M. De Léobardy à La Jonchère, elle marquait, dit-on, le point de regroupement des « prisonniers » condamnés au bagne et en partance pour les galères.

   

  

  

   

Un bail à ferme de la Commanderie de Paulhac. 

En 1792, à la différence de l’Eglise,  la Commanderie avec son  « chevalier de l’Ordre étranger et souverain de Malthe », conservait l’intégralité de ses biens fonciers. 

Il existait entre les francs-maçons de la République et les Templiers des commanderies un certain nombre de connivences. Ils avaient pour saint Jean une commune dévotion. 

Le Commandeur de Paulhac , en 1792,  gérait ses biens depuis la ville de Saint Léonard où il résidait, à la manière des abbés « en commende » qui ne mettaient pas les pieds dans leur abbaye-bénéfice. 

 Les fermiers étaient liés par un contrat de neuf ans. Il s’agit ici de Ramigeon, Bérigaud et Mignot, trois notables de Laurière et de Bersac, toujours là dans les bons coups pour proposer leurs services d’intermédiaires

Le chemin ferré :…Dans les dénivellations qui bordent le vieux camp du Chatelard – voir les courbes de niveau – la chaussée a été décapée par l’érosion; il n’en subsiste que  le soubassement de grosses pierres plates, le squelette de la pouge. Mais sur 200 m, entre les points 622 et 624, zone de faible pente, on imagine qu’ayant reçu un peu d’entretien elle a conservé l’apparence de son état originel, de sa jeunesse d’il y a mille ans et plus, et  jusqu’à son profil en dos d’âne!  Toutes les voies importantes présentaient cet aspect avant l’usage tout récent du bitume, mais ici on est sur la route de Lépinas, Lailloux, l’ouest, c’est à dire sur le présumé tracé d’une ‘pouge’. Une coupe stratigraphique pourrait révéler la structure complète d’une voie romaine. 

 

 

 

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11 commentaires »

  1. Mes ancêtres sont de la Creuse et Haute-Vienne depuis bien des générations. La maison familiale se trouve sur la cne d’Arrenes. J’ai créé une assoc il y a deux ans pour pouvoir remonter l’histoire de mon village l’Abbaye. Je suis admirative pour votre travail et vous remercie pour nous, lecteurs.

    Commentaire par Ringuet Anne-Marie — 23 février 2010 @ 10 h 08 min

    • Merci Anne-Marie; je vous adresse les mêmes compliments pour votre assoc. Amitiés.
      08/04/08 Concernant Arrènes-l’Abbaye voyez dans mes notes -n°20-

      Commentaire par saintsulpicelauriere — 23 février 2010 @ 15 h 09 min

  2. Je suis à la recherche de l’origine de la maladrerie de Malety et de l’origine de ce nom MALETY

    Commentaire par MALETY — 9 mars 2010 @ 18 h 46 min

    • Origine du nom: je vous recommande un ouvrage sérieux publié en 1995 par Marcel Villoutreix, agrégé de l’Université: LES NOMS DE LIEUX DU LIMOUSIN.
      Les traces écrites ou sous forme de vestiges matériels que vous recherchez sont liées au passé et à l’histoire de la Jonchère. Peu de choses sur Malety, à la différence de la Courrière, autre maladrerie située à quelques km. J’ai trouvé dans les Archives de l’Evêché un document daté de 1371 – ou 1376 – voir la page « notes » – n° 16 – Je vous indique l’association « NATURE ET PATRIMOINE » 87370 Laurière, très active dans son travail de sauvegarde, de réhabilitation des sites, et bien documentée sur l’histoire locale.
      Le chemin de Compostelle, qui explique ces jalons hospitaliers, a laissé sa marque à Entrecolles, Trézins, à proximité de la Jonchère et Malety… un itinéraire ponctué de chapelles en ruines.(voyez ma note n°16, ou mieux: allez voir sur place).
      Je partage votre curiosité.

      Commentaire par saintsulpicelauriere — 10 mars 2010 @ 12 h 25 min

  3. Nous sommes des habitants de beaubiat intéressés par notre patrimoine Merci de nous donner de plus amples renseignements sur le bénitier hexagonal . Pourquoi ne pas être venu nous voir directement ? Pouvons-nous être tristes sans savoir qu’il s’agit du bénitier dont vous parlez? Merci de bien vouloir nous répondre.

    Commentaire par quinon — 25 novembre 2010 @ 1 h 40 min

    • Le renseignement m’a été donné par un membre de Nature et Patrimoine. Généralement quand les vieilles pierres disparaissent on perd leur trace définitivement; c’est donc plutôt un soulagement de savoir que des habitants de Beaubiat sont dépositaires de ce bénitier de Lépinas (v photo page « Lépinas »). Mon conseil: qu’ils le gardent! Il est mieux dans leur village que dans le foutoir libre-service d’où il provient.
      Amicalement.

      Commentaire par saintsulpicelauriere — 25 novembre 2010 @ 11 h 19 min

  4. Ma première réponse n’est pas passée. Je la renouvelle donc. Merci pour votre réponse rapide. Etes-vous sûr qu’il s’agit du bénitier en question ? C’est tout de même important. Les plus anciens habitants de Beaubiat disent que cela n’est pas possible. Nous aimerions en avoir le coeur net. Encore merci. Amicalement aussi. Reine.

    Commentaire par quinon — 25 novembre 2010 @ 14 h 41 min

    • Je ne suis pas mandaté pour gérer les bénitiers, mais quand une piste me semble intéressante je la communique aux gens que ça intéresse, à vous par exemple. Je vous précise pour faciliter vos recherches que la disparition de ce récipient a coïncidé avec le départ du dernier agriculteur qui l’utilisait, et cette personne aurait pris sa retraite, ou avait de la famille dans votre village. Les deux faits sont-ils liés? Peut-être que non. Ce serait dommage.
      Nous comptons tous sur vous pour mener l’enquête sur place.

      Commentaire par saintsulpicelauriere — 25 novembre 2010 @ 15 h 51 min

  5. Habitants de Beaubiat nous sommes amoureux des vieilles pierres et de leur histoire et nous voilà interloqués par ce bénitier que nous n’avons jamais vu dans notre village. Curieux.
    Nous savons qu’il y a eu existence d’un château et d’une fabrique de monnaie mais nous n’avons jamais entendu parler du bénitier. La course au trésor va commencer dans le village, mais on voudrait bien quelques indices: à bon entendeur…….

    Commentaire par lestieux — 3 janvier 2011 @ 23 h 13 min

    • Je salue les habitants de Beaubiat, village voisin de Saint Jean de l’Epinas et de ses ruines, et qui prennent à coeur la sauvegarde des vieilles pierres témoignages du passé. Un peu partout on assiste à une prise de conscience à laquelle je suis heureux de participer.
      En parlant de lui j’ai donné à ce bénitier de Lépinas une nouvelle existence. L’accès des lieux saints chrétiens – chapelles et églises – comporte de quoi se purifier symboliquement. La chapelle de Saint Jean avait donc son bénitier. Mais aujourd’hui on pourrait douter de l’existence de la chapelle, et – sans les travaux de Michel Desbordes – du village lui-même.
      Ma santé ne me permet plus de me bouger comme je le souhaiterais. Je vais donc distribuer des tâches autour de moi aux gens de bonne volonté (qu’on me pardonne l’outrecuidance!). Il me paraît important de retrouver la piste du brave agriculteur qui a quitté le village le dernier il y a quelque dix ou quinze ans, pour l’exonérer du « crime de pillage », ou pour recueillir des indications. La secrétaire de mairie de Saint Léger pourrait être d’un bon secours. Ou l’éleveur de chiens présent sur les lieux. Egalement serait bienvenue une sensibilisation de la municipalité de Saint Léger aux problèmes du patrimoine, un encouragement à solliciter et utiliser les éventuels crédits divers, les communes de montagne dépendant plus que d’autres de leur cadre de vie pour le tourisme, la création et le fonctionnement de gîtes ruraux, l’installation de nouveaux résidents permanents.
      Meilleurs voeux!!!

      Commentaire par saintsulpicelauriere — 4 janvier 2011 @ 13 h 27 min

  6. Natif de Reims et Aquatatien sur le plan résidentiel (Tinqueux), je m’intéresse depuis des années à la Région des Monts d’Ambazac pour des « raisons Généalogiques » concernant mon épouse. Depuis queques mois mon centre d’intérêt a évolué vers l’écriture de « l’Histoire des Billanges au fil du temps », localité de la Haute Vienne très proche de celles évoquées dans votre remarquable étude Historique et Archéologique. de St Jean de Lepinas, Grandmont…. Bien que n’étant pas très versé dans les styles de ce qui touche à la représentation de la foi, il me semble que la croix originelle des Billanges « polylobée » se rapproche de celle de Sauvagnac mais peut être que pour une personne avertie, je suis totalement dans l’erreur ! J’ai relevé par ailleurs l’évocation du « Chatelard » qui me rappelle que ce lieu était à rapprocher de l’existence d’un Château proche des Billanges ? S’il s’avérait que mon intervention par rapport à votre étude vous suggère l’idée de m’apporter vos connaissances et informations sur les Billanges et son Château des Égaux, j’en serais très honoré. Avec mes remerciements.

    Commentaire par BOUSSIN Daniel — 19 février 2013 @ 15 h 28 min


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