Saint Sulpice-Laurière

Notes 2

Note 16 – sur le chemin de Compostelle    

                                                                                              

                                                                                                                       

Sur le chemin du Grand Pèlerinage moyenâgeux de Vézelay à Saint Jacques, ces deux chapelles étaient voisines. Celle du village de Trézins, caractéristique avec ses trois vitraux ouverts à l’est, fut construite et entretenue (et exploitée en fermage ?) par les moines de Grandmont. De la seconde, dédiée à saint Benoît, subsistent – en 2010 –  des vestiges laissés à  l’abandon où s’exprime l’habileté de nos maçons limousins. Sa vieille cloche en bronze est abritée dans la nef de  l’église des Billanges. La statue du saint a disparu l’année  du départ des réfugiés Lorrains, en 1945. Au pied des ruines passe le vieux chemin empierré, déserté. (à voir sur place)    

    

Archives de l’ Evêché de Limoges  – Répertoire 1G – (« la Jonchère »)    

   Un fragment de  parchemin très ancien  -1371- ou 1376?- nous apprend :     

   « L’oppital de la Junchière et la vicarie perpétuelle unie ensemble – l’Union faicte ensemble de l’hospital de La Junchière et de la vicarie perpétuelle » . Difficile d’écrire l’histoire de Malety sur des bases aussi ténues, mais on peut toujours interpréter, en espérant une rectification:    

La maletie, oeuvre hospitalotemplière,  était installée hors les murs de la ville, par horreur des lépreux et  crainte de la contagion. En 1371 elle vient d’être ravagée  par les Anglais,  et  les maladres ne sont plus encadrés, ils  ne reçoivent plus de soins, ils viennent se mêler à la population et mendier dans les rues. La ville de l’évêque est elle-même en piteux état après la visite de l’Anglais.    

Question: Existait-il  à la Jonchère un établissement de soins concurrent, ou ce vocable d’hospital –  « oppital de la Junchière » – s’applique-t-il bien aux  seules installations des Hospitaliers? La prise en charge par le vicaire-économe, à la demande de l’évêque, de ces malheureux abandonnés et faméliques a pu se faire sans gêner personne, les Hospitaliers-Templiers ne manquant pas ailleurs d’autres ruines à relever. Nouveau souffle pour la maladrerie? ou feu vert pour une  » solution radicale et définitive » du problème des lépreux?  Les soins apportés par le vicaire-économe ont dû être efficaces; à ma connaissance on n’ a plus entendu parler de rien.    

La « croix des prisonniers », (voir image dans « Lépinas ») récupérée dans les  ruines de Malety, était selon une source inconnue et d’une pureté douteuse le point de rassemblement des « prisonniers »,(quels « prisonniers » ?) avant  leur départ pour ailleurs (« pour les galères » dit-on). Demeurent de multiples tombes contemporaines de l’oppital de la Junchière: dalles marquées de croix templières dans le cimetière ancien jouxtant l’église, et « tabatières » alignées dans le nouveau.    

Commentaires (compléments ou correctifs?):  merci d’avance.    

    

     Le chemin de St Jacques: Après une halte au tombeau de Saint Léonard, les pèlerins se dirigeaient vers l’abbaye de Saint Martial.    

Le Chatenet-en Dognon: terre d’origine des sgrs Du Léry de Peyramont/La Rivière-Trancheserf .(voir  « La Rivière-Trancheserf »)   

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note n° 17: tableaux de conversions 

 de    

    

    

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Note 18 – De l’usage de la pâte à papier dans la décoration intérieure (à l’intention des cancres et autres adeptes du petit  bricolage créatif)    

    

Prenez un fil solide: A-B    

En A  fixez la sihouette d’un pantin découpée dans du papier.    

Noyez l’extrémité B dans une boule bien gluante de pâte à papier.    

A l’aide d’une règle plate posée sur le bord du bureau et  utilisée à la manière d’une catapulte (gr. katapeltês, l’onagre des Romains), expédiez la boule, la ficelle et le pantin en direction du plafond de la classe. Collé, c’est gagné!    

Principales causes d’échec: le petit bonhomme peut être trop lourd ou mal attaché; la boule trop petite, trop sèche; le fil mal incorporé à la pâte; l’impulsion donnée par la règle plate peut être insuffisante ou mal calculée. Empiriquement on détermine  la longueur de la règle à placer en porte-à-faux. Comme vous voyez, les problèmes peuvent être nombreux et divers; ne vous découragez pas, entraînez-vous à la maison.    

Principal risque en cas de réussite: la colle.    

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++.01/04/2010++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Note n°19 :   Arrènes – l’Abbaye –  Creuse  –  (extrait du « Pouillé » de Nadaud)    

    

    

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Note n° 20  

Le camp de Sandbostel  

En 1945, l‘administration militaire soviétique fit ériger sur le cimetière de Sandbostel un monument en mémoire des membres de l‘armée rouge enterrés ici. En 1949, le cimetière entier fut aplani, nivelé et retourné. Par la suite, les 53 fosses communes de prisonniers soviétiques furent rassemblées en 14 „fosses collectives“ sur une surface beaucoup plus petite. L‘arrangement des tombes ne correspond donc pas toujours à l‘emplacement réel des dépouilles. En 1956, le monument soviétique fut détruit sur ordre du département de Bremervörde et du ministère de l‘intérieur de la Basse Saxe – entre autres à cause du nombre soi-disant trop élevé de morts qui y était inscrit. Le transfert des dépouilles de presque 3000 prisonniers des camps de concentration de la région sur le cimetière de Sandbostel fût également terminé en grande partie en 1956. Les dépouilles des prisonniers non-soviétiques furent transférées en grande partie dans leurs pays d‘origine, celles des Italiens par contre, furent transférées sur le cimetière central de Hambourg-Öjendorf. Aujourd‘hui, il reste à peu près 170 tombes de prisonniers polonais, yougoslaves ou inconnus. Depuis la fin de la guerre, les associations nationales d‘anciens combattants et les organisations des survivants des camps de concentration telles que l‘Amicale Internationale de Neuengamme interviennent pour que l‘histoire du Stalag X B ne tombe pas dans l‘oubli et que les tombes soient entretenues et gardent un aspect digne. Depuis 1946, c‘était la Basse Saxe qui était responsable de leur Dokumentations- und Gedenkstätte Sandbostel e. V.,Großer Platz 4, D-27432 Bremervörde. Tél / Fax :0049 (0) 4761 / 746858.Archives, bibliothèque, exposition, salle de réunion,organisation de visites guidées à Sandbostel.homepage : http://www.dokumentationsstaette-sandbostel.dee-mail :info@ dokumentationsstaette-sandbostel. Jusqu‘à sa libération en avril 1945, plusieurs centaines de milliers de personnes de différents pays ont été internées dans le Stalag X B (MannschaftsstammlagerB, Camp central B de la division militaire X,Hambourg) : des prisonniers de guerre, notamment d‘origine soviétique, française, polonaise, yougoslave et britannique, des internés militaires italiens, des membres de la marine marchande britannique, des participants de l‘insurrection de Varsovie de 1944 et à la fin également 10000 prisonniers de camps de concentration. La durée d‘incarcération variait de quelques jours à plusieurs années. Les prisonniers devaient travailler dans de nombreux endroits de l‘économie de guerre en Allemagne du Nord.En septembre 1939, plusieurs milliers de Polonais étaient les premiers prisonniers du camp de Sandbostel, situé au milieu des marais entre les fleuves Elbe et Weser. Pendant l‘automne 1941 et l‘hiver 1941/42 la faim, les épidémies, la fatigue ainsi que les mauvais traitements ont ravagé le camp, causant la mort en masse des prisonniers soviétiques de même que celles des prisonniers de camps de concentration transférés à Sandbostel en avril/mai 1945. Les morts sont enterrés au cimetière qui se trouve à environ 2 kilomètres à l‘est du camp. Jusqu‘à nos jours, leur nombre exact n‘a pas été élucidé. Les estimations varient de 8000 à 50000 morts. Suite à une épidémie de typhus, les troupes britanniques, arrivées en mai 1945 ont brûlé plusieurs parties du camp. De juin 1945 à 1948, plusieurs milliers de dirigeants de la SS et du parti national socialiste furent internés à Sandbostel. Entre 1952  et 1960, les baraquements restant servaient de camp de transition pour de jeunes réfugiés de la RDA. En 1974, les parties du camps qui n‘avaient pas encore été réaménagées en terres cultivées furent déclarées „Zone d‘activité commerciale Immenhain“. Les 25 bâtiments qui restent aujourd‘hui du Stalag X B au moins dans leurs fondations, ont finalement été classés, à quelques exceptions près, monuments historiques en 1992.  

Dokumentations- und Gedenkstätte Sandbostel .V.Stalag X B: Die Geschichte eines Kriegsgefangenen- und KZ-Auffanglagersin Norddeutschland 1939-1945  

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Note 21. Origines de la fortune de Moïse Cahen. Création de la  société « Le Caïffa »  

                                                      

          Moïse Cahen raconte dans ses Mémoires°°° que sa vie errante et besogneuse le mena à l’âge de vingt cinq ans dans l’atelier d’un oncle tailleur et sur les quais du Havre, où il gagnait chichement sa vie comme docker intermittent. A l’écart des embarcadères chics, des liners luxueux, des passagers de 1ère classe  pour le Nouveau Monde,  il se coltinait, des cales des cargos aux hangars des entrepôts, le déchargement des lourds ballots de coton de Louisiane, les régimes de bananes des Antilles ou de l’Afrique Occidentale, et le café brésilien en sacs de jute de 50 kg, qui représentait en valeur l’essentiel du trafic marchand havrais. Tout ce qui se vend et s’achète dans le Monde  passait par les ports de commerce d’Angleterre ou de Hollande, à une exception près: le café du Brésil, d’Orient et d’ailleurs. C’est au Havre que se fixèrent les cours mondiaux jusqu’en 1940, année qui marqua en France la ruine du commerce et des esprits. La France était encore un grand pays  particulièrement idéalisé par les Brésiliens. On vouait là-bas un véritable culte au philosophe Auguste Comte, on avait fait du positivisme une religion;  on y enseignait le Français comme aujourd’hui  l’Anglais et demain autre chose.  

          Le 18 mars 1889  le cargo Cruz do Brazil, en fort piteux état, s’arrima au quai 112 . Il avait été malmené en mer d’Iroise par une tempête soudaine et violente; des vagues terribles balayèrent le pont et noyèrent la cale. Les  grains verts « prêmio – primeira escolha » des lointains plateaux de latérite  s’étaient imprégnés d’eau salée et gonflaient leurs sacs à faire péter les coutures. La Lloyds confirma à l’armateur et au négociant que  la cargaison était dans sa totalité  – 8 tonnes! – perdue-fichue et qu’ils  seraient dédommagés. En la circonstance il est d’usage dans les ports de proposer  les marchandises avariées aux enchères pour s’en débarrasser vite, l’acquéreur ayant à charge de les faire disparaître rapidement. A 5000f, 1000 f, puis 500f de mise à prix, personne ne se présenta, les grosses maisons craignant pour leur réputation et les petites, trop jalouses pour se regrouper,  hésitaient devant l’énormité du stock. Les grains se couvraient de  moisissures blanches. Moïse  offrit 50f et s’engagea à vider la cale et les quais dans les 24 heures. Le capitaine qui devait passer par le  radoub et qui  était attendu à Santos menaçait de tout foutre à l’eau. Marché conclu. Moïse prit alors la mesure de sa légèreté à la dimension de la tâche qui l’attendait, mais la modicité de sa mise de fonds le fit sourire: s’il  perdait ses 50f  – 60 avec les frais d’enchères – il quitterait le Havre pour de nouvelles aventures,  Londres ou Rotterdam où il avait de la famille. Mais s’il venait à bout des travaux démentiels qu’il s’était imposés sans bien y réfléchir…  

          Ça n’était pas le moment de rêver. Il avait besoin d’une solide équipe pour le déménagement des quelque deux cents sacs, une dizaine de gaillards courageux;  il comptait les trouver parmi ses compagnons de travail mais tous se récusèrent: il offrait 10 francs, ils en demandaient 20 et seraient disponibles seulement dimanche, dans trois jours. Ils  lui indiquèrent deux vieux qui faisaient occasionnellement  des transports en ville avec leurs charrettes à âne. Un troisième charretier vint se proposer. Dépense: 3 fois vingt francs, autant que la valeur de la marchandise à transporter. Il chercha en vain sur le port un local, cher ou coûteux, indispensable. Son oncle  lui indiqua  à Sainte-Adresse, une fabrique de cotonnades où il pourrait disposer, au-dessus des métiers à tisser, de vastes combles où le drapier stockait sa production, et partiellement inoccupés. Coût pour un mois de location: 500 f  payables d’avance.  Il n’en possédait pas le premier fifrelin.  L’oncle, renseigné sur son projet, lui prêta 1000f remboursables dans les trois mois à 2000 avec les intérêts.  C’était bon signe: on croyait en lui.  

          Après avoir traversé la ville du Havre depuis  les quais vous arrivez au pied de la côte de  Sainte-Adresse. Il reste la falaise à escalader par des rues tortueuses avant de reprendre son souffle pour respirer là-haut le bon air du large… puis gravir les marches du grenier à coupons d’étoffes.  

          Contre toute vraisemblance la folle entreprise fut menée à bien.  L’équipage  du Cruz do Brazil, pressé de repartir, avait vidé la cale,  déposé la cargaison sur le quai, et levé l’ancre. Pendant la nuit, sous le crachin normand, les sacs subirent un nouveau lessivage. A six heures du matin, aux lanternes, les trois charrettes prirent allègrement le chemin de la falaise. Puis les ânes semèrent leur entrain au fil des kilomètres et terminèrent la journée les oreilles pendantes. Le transport se fit sous une pluie fine et tenace. A l’arrivée les sacs furent rassemblés à l’entrée  sous l’auvent;  on les mettrait en place là-haut plus tard. Moïse donna 5 francs  à l’homme qui avait surveillé la marchandise sur  le quai, il paya pour les ânes et les carrioles, et il alla se coucher.  

          Il s’endormit profondément et le sommeil emporta les fatigues de son jeune corps vigoureux.  

          Au petit matin la sirène d’un bateau le fit bondir sur son lit, ruisselant  de sueur: il venait de voir ses grains de café qui fichaient le camp, qui se laissaient glisser  sur la panse des sacs, des nuées de grains, comme des cancrelats verts, et qui prenaient en longues processions le chemin de la falaise. Du bord de l’à pic ils s’élançaient  et   grêlaient dans le mer écumante, ils devenaient dans les vagues un tapis de lentilles d’eau, puis ils disparaissaient pour toujours  dans les abîmes de l’océan…  

          A l’usine les sacs étaient toujours là, mais dans le vacarme des machines un contremaître lui cria qu’ils gêneraient pour les livraisons « du tantôt ». Ils convinrent qu’au relais des trois-huit des volontaires de l’équipe descendante se chargeraient du travail, à deux par sac, hissant, poussant, s’aidant de cordages, moyennant 50 centimes pour chaque opération. A la mi-journée c’était terminé. Moïse libéra les grains qui s’écoulèrent avec un bruit mou. Muni d’un râteau tout neuf  il refit sous le toit de la fabrique les gestes du péon au séchoir de l’hacienda. Le sort voulut qu’après un mois de tempêtes sur la Manche le soleil se mit à briller sur les prairies et les pommiers normands,  et sur les tôles du toit. Moïse torse nu promenait  inlassablement  son râteau sur le tapis vert de sa fortune en devenir. Il avait foi en son numéro de chance. Il passa ses journées à brasser les grains, et ses nuits à dormir sur place, brisé de fatigue, comme l’oncle Picsou dans son silo d’écus. Tout allait bien. L’eau s’évaporait;  l’usine exhalait l’odeur d’une plantation de caféiers;  quinze jours s’écoulèrent au bout desquels, épuisé, moulu, il jugea la marchandise présentable. La maison Bouquillard & Fils et la société Noevitz-Kaplan se partageaient le marché havrais de la torréfaction. Moïse crut pouvoir jouer sur leur rivalité, mais il comprit vite que  les deux compères s’entendaient comme larrons en foire pour le dépouiller. Il traita avec un vieil industriel désabusé, veuf et sans enfants, venu s’approvisionner « à l’économie » et dont l’affaire  périclitait dans le XIV° arrondissement parisien. Il se montra peu exigeant sur les clauses du marché: 50/50 pour chaque associé.  

          Le café de Moïse  était d’une qualité somme toute très acceptable pour des Parisiens mal réveillés, par ailleurs  on pouvait justifier de  sa provenance et sa noble origine; à peu près exempt de fermentation, bactéries et autres champignons; il quitta la Normandie en wagons pour  la capitale  où il fut passé au four, empaqueté par cinq kilos  et vendu aux bougnats  à un prix intéressant. La fortune pour le vieux torréfacteur qui se défit de  son usine  et se retira à Plougastel. Le bonheur pour Moïse qui avait les affaires dans le sang; qui fonda, fit connaître et prospérer, et  rendit célèbre jusque dans les profondeurs du pays profond l’enseigne «Au Planteur de Caïffa ».  

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Note 22: Les banattes d’osier – teintées de noir, elles transportaient le casse-croûte du  « personnel navigant » (mécanicien et chauffeur) du P O

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Autre enceinte fortifiée: L’Age Ponet, sur la hauteur du Puy de l’Age.

BSAHL Archives Départementales de la H V

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 Chateauponsac – Arts et traditions populaires –

Installé dans un ancien prieuré bénédictin du XlVème siècle, le premier musée ethnographique du Limousin présente en 24 salles (900 m²) des collections riches et variées sur la vie quotidienne en Limousin en 1900.

Allez à Châteauponsac et effectuez un voyage dans le temps pour comprendre le Limousin et pénétrer dans son histoire.

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Note 25 – Les grognards de l’Empereur.

Quand Napoléon alla en Russie pour y prendre sa retraite, chacun sait que tout le long du chemin de retour il égrena les cinq cent mille hommes de sa Grande Armée. Que devinrent ceux qui par chance purent revoir fumer leur petit village? L’un de ces   « grognards » survivait en 1866 au Mas de Bersac .

un colon = un métayer

Dans une lettre datée du 10 décembre 1817 Jean Pellier nous dit payer le kilo de pain 11 sols, soit 55 c. La récompense exceptionnelle du vieux soldat équivaut donc à 100 kilos de pain.

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Note 26 –

 Pasteur découvrit le vaccin contre la rage en 1885. En 1865 cette terrible maladie frappait Marguerite Combeau, 34 ans,  épouse de Pierre Audouin, au village de Volondat.

Le commissaire de Police Pierre Chassaignaud quitta son poste d’Eymoutiers pour Laurière, quand les  travaux de la Voie amenèrent au pays une nombreuse population mouvante. Par ses rapports il tenait le Préfet informé de ce qui lui paraissait toucher à la sécurité et aux bonnes moeurs du canton.

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Note 27

 Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles

La blanche Ophelia flotte comme un grand lys,

Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…

On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie

Passe, fantôme blanc sur le long fleuve noir,

Voici plus de mille ans que sa douce folie

Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle

Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;

Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,

Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.                    

  Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle;

Elle éveille parfois, dans une aune qui dort,

Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile:

-Un chant mystérieux tombe des astres d’or.    Arthur Rimbaud – inspiré de la tragédie  Hamlet –

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Note 28

 »La crou » c’était la croisée des voies, le carrefour. C’est ainsi qu’on désignait le point de rencontre de deux chemins. Le plus souvent un crucifix était planté là pour afficher la christianité du lieu. La crou dau Châtain, crucifix en bois qui perdure à la Châtaigneraie d’Ambazac alors que le croisement  s’est déplacé, est un élément patrimonial dont la Commune a compris l’intérêt et qu’elle entretient. La crou dau Ciriex , puis le Châtain Fourchu à l’entrée de Laurière, étaient une halte pour les forains et le rendez-vous des gens dits   »de sac et de corde ».

Ces croix plantées aux carrefours avaient sans doute aussi pour but, en sanctifiant l’endroit, de rassurer le  voyageur. Bien avant que les religions monothéistes prennent corps, les Grecs et les Romains dans leur mythologie faisaient déjà des  »crous » des lieux hantés par des pouvoirs magiques hostiles; Hécate était la déesse de l’ombre lunaire, des nuits mystérieuses pendant lesquelles la lune se cache. C’était la  »Déesse des Carrefours » , associée à tous les actes obscurs, une des trois formes d’Artémis la radieuse chasseresse parmi les animaux sauvages; Séléné – la Lune – dans le Ciel; Hécate des enfers et des nuits sombres…

                                        …dont le pouvoir brise tout ce qui lui résiste

                                         Ecoutez! écoutez! ses meutes aboient

                                         Elle est partout où trois chemins se rencontrent

 Imaginez des individus couverts de la poussière du chemin,  arrivés à leur rendez-vous de la crou avec un jour ou deux d’avance. Ils attendent autour d’un feu et ils scrutent votre approche. On n’est pas rassuré. On leur prête de mauvaises pensées. Même si leurs intentions sont pures  on craint une vilaine rencontre et on coupe à travers champs…

Pour compléter le tableau, certaines « crous » étaient agrémentées  de « fourches patibulaires » ( -afin que nul n’ignore-) Elles changeaient alors de nom. Ainsi le croisement de La Poitevine, près de Nieul, a été « les Justices » jusqu’à la démolition des Bois de Justice.

                                        Frères humains qui après nous vivez,

                                       n’ayez les coeurs contre nous endurcis,

                                       car si pitié de nous pauvres avez

                                       Dieu en aura plus tost de vous merciz.

                                       Vous nous voyez ci  attachés cinq six,

                                        quant à la chair que trop avons nourrie

                                       elle est piéça dévorée et pourrie,

                                        et nous les os devenons cendre et poudre.

                                        De notre mal personne ne s’en rie,

                                       mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre.

  Villon – Ballade des Pendus –

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Note 29  – « les enfants de la patrie »

La ballade de Florentin Prunier

Il a résisté pendant vingt longs jours

Et sa mère était à côté de lui

Il a résisté, Florentin Prunier

 Car sa mère ne veut pas qu’il meure

Dès qu’elle a connu qu’il était blessé

Elle est venue, du fond de la vieille province

Elle a traversé le pays tonnant

Où l’immense armée grouille dans la boue

Son visage est dur, sous la coiffe raide

Elle n’a peur de rien ni de personne

Elle emporte un panier, avec douze pommes

Et du beurre frais dans un petit pot

Toute la journée elle reste assise

 Près de la couchette où meurt Florentin

Elle arrive à l’heure où l’on fait du feu

 Et reste jusqu’à l’heure où Florentin délire

Elle sort un peu quand on dit : « Sortez »

Et qu’on va panser la pauvre poitrine

Elle resterait s’il fallait rester

Elle est femme à voir la plaie de son fils

Ne lui faut-il pas entendre les cris

Pendant qu’elle attend, les souliers dans l’eau ?

Elle est près du lit comme un chien de garde

On ne la voit ni manger ni boire

Florentin non plus ne sait plus manger

 Le beurre a jauni dans son petit pot.

Ses mains tourmentées comme des racines

Etreignent la main maigre de son fils

Elle contemple avec obstination

Le visage blanc où la sueur ruisselle

Elle voit le cou, tout tendu de cordes

Où l’air, en passant, fait un bruit mouillé

Elle voit tout ça de son œil ardent

Sec et dur, comme la cassure d’un silex

Elle regarde et ne se plaint jamais :

C’est sa façon, comme ça, d’être mère

Il dit : « Voilà la toux qui prend mes forces »

Elle répond : « Tu sais, je suis là ».

Il dit : « J’ai idée que je vas passer »

Mais elle : « Non ! je ne veux pas, mon gars »

Il a résisté pendant vingt longs jours

Et sa mère était à côté de lui

Comme un vieux nageur qui va dans la mer

En soutenant sur l’eau son faible enfant

Or un matin, comme elle était bien lasse

De ses vingt nuits passées on ne sait où

Elle a laissé aller un peu sa tête

Elle a dormi un tout petit moment

Eh bien Florentin Prunier est mort bien vite

 Et sans bruit, pour ne pas la réveiller

                                                    Georges Duhamel (La vie des martyrs)

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Note 30-

 

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