Saint Sulpice-Laurière

Notes 1

 
1-Le royaume Anglo-Normand

Il formait à l’ouest du royaume de France un état puissant et une menace pour Louis VII. Celui-ci participa à la 2de croisade au pays des Infidèles accompagné de sa femme Aliénor, jeune, un peu frivole et volage, amie des artistes et des troubadours. Un certain Hélie, de la cour du roi, était chargé de la surveiller pendant les nuits torrides d’Orient. A son retour le roi demanda le divorce au pape qui ne pouvait rien refuser à un aussi bon chrétien. Il se sépara donc de la duchesse d’Aquitaine, comtesse du Poitou et de Gascogne, Angoumois, Saintonge, suzeraine d’Auvergne, Berry, Périgord, Marche et Limousin.      

En mai 1152 Henri II Plantagenet épousa Aliénor et son patrimoine, trois semaines après sa répudiation par Louis VII. Le domaine du fils de la Mathilde allait de l’Écosse aux Pyrénées et comprenait la moitié occidentale de la France.      

Aliénor mourut à l’âge de quatre vingts ans en 1204 à l’abbaye de Fontevraut, après une vie familiale très agitée.      

…………………..169………………………………………….le royaume anglo-normand en 1154…………………………………..      

Le roi de France, suzerain, apparaissait à la merci de son vassal.
Les Plantagenets s’intéressaient à l’art et aux artistes. Ils contribuèrent par leurs libéralités, leurs commandes nombreuses, à l’essor des ateliers d’émaux limousins.      

      

      

Il fut un temps où la frontière entre la France et l’Angleterre, c’était la ligne bleue du Bois des Echelles.      

Hélie, devenu « de Pompadour » pour services rendus au roi pendant la croisade, se retrouva marquis de Laurière par alliance, et sa famille s’y maintint jusqu’au début du XVIII°s.(v. Marquisat de Laurière)      

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2-la mandorle

C’est une figure symbolique tracée par la rencontre de deux cercles qui représentent le monde terrestre et le monde céleste. Pour passer de l’un à l’autre, le personnage installé au milieu est incontournable. L’implantation du Christ dans une mandorle sur le tympan de la porte de l’église révèle le symbolisme du passage de l’extérieur à l’intérieur de la maison de Dieu et préfigure le passage des vivants du monde terrestre au monde céleste.
Plus prosaïquement on peut aussi y voir l’origine du monde à la manière de Courbet, le personnage central symbolisant la Vie.      

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3-L’Alpha et l’Oméga

…………………………………..190……………………….      

« Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le principe et la fin. » (évangile de Jean)
En Jordanie une mosaïque du VI°s représente un aigle -Dieu – entouré des deux lettres alpha et oméga. Ces deux lettres symbolisent la primauté absolue, le commencement de tout – la création de l’Univers de a à z – et la fin de tout puisque les temps derniers sont marqués par la résurrection. Elles impliquent l’idée de la domination absolue de Dieu.      

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4-M. de Montausier

………………197198      

Charles était l’un des deux frères de Catherine de Sainte-Maure. Leur mère, veuve à vingt-cinq ans,  »s’appliqua sans réserve au soin de ses affaires et à l’éducation de ses enfants; l’éducation rigide des familles puritaines… Notice annexe au recueil d’Oraisons de Bossuet:… »Celle du jeune Charles présentait beaucoup de difficultés: il avait un caractère ferme et liant, mais naturellement indocile, une humeur libre, qui paraissait indomptable, un esprit vif, que rien ne semblait pouvoir fixer. Plus d’une fois sa mère désespéra de surmonter ces obstacles; mais ils cédèrent enfin : la lecture d’un de nos vieux poètes développa tout à coup, dans cet enfant si peu disciplinable, des penchants plus heureux et plus doux; la poésie parut amollir ce qu’il y avait de dur et de sauvage dans son naturel: il prit du goût pour les lettres et pour la conversation des gens instruits. »
Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, né le 6 octobre 1610 et mort le 17 novembre 1690, était le gouverneur du Grand Dauphin, fils de Louis XIV.
L’un des plus célèbres personnages de la cour de Louis XIV, son souvenir appartient à l’histoire littéraire à plusieurs titres. Aspirant à la main de la belle et précieuse Julie d’Angennes pendant quatorze ans, il fut un des habitués de l’Hôtel de Rambouillet. Il conçut l’idée de la fameuse Guirlande de Julie, à l’exécution de laquelle il concourut par seize madrigaux.
En 1645 il abjura le protestantisme et leva ainsi le dernier obstacle à son mariage, qui fut si longtemps la principale affaire de sa vie. Nommé gouverneur du Grand Dauphin en 1668, il choisit pour précepteurs Huet et Bossuet et, amateur des classiques latins, fit publier la belle collection des auteurs classiques ad usum Delphini. Boileau estimait très haut son jugement dans les matières littéraires. On a longtemps cru qu’il avait servi de modèle à Molière, pour son Misanthrope et il ne se montra pas blessé des intentions prêtées gratuitement au poète à ce sujet.
Fléchier prononça son oraison funèbre. L’Académie française mit son éloge au concours en 1781, et Garat remporta le prix.
Le duc fit travailler Jean-Baptiste de La Quintinie dans ses jardins du château de Rambouillet.      

…………………………………………….La guirlande de Julie………………………………………………………      

Recueil de madrigaux que le duc de Montausier fit composer pour Julie-Lucine d’Angenne dont il était amoureux depuis 10 ans      

Les deux madrigaux les plus passables sont le quatrain suivant de Desmarets sur la violette :      

…………………………..Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour,
…………………………..Franche d’ambition, je me cache sous l’herbe;
…………………………..Mais si sur votre front je puis me voir un jour,
…………………………..La plus humble des fleurs sera la plus superbe.
      

et trois stances de Tallemant des Réaux sur le lis :      

…………………………….Devant vous je perds la victoire
…………………………….Que ma blancheur me fit donner,
…………………………….Et ne prétends plus d’autre gloire
…………………………….Que celle de vous couronner.
      

…………………………….Le ciel, par un bonheur insigne,
…………………………….Fit choix de moi seul autrefois,
…………………………….Comme de la fleur la plus digne
…………………………….Pour faire présent à nos rois.
      

…………………………….Mais si j’obtenais ma requête,
…………………………….Mon sort serait plus glorieux
…………………………….D’être monté sur votre tête
…………………………….Que d’être descendu des cieux.
      

Montausier composa 46 pièces dans la Guirlande de sa chère Julie : mais s’il fut inspiré par l’amour, il ne le fut guère par Apollon.
En tout cas il avait l’esprit de famille et à la Cour du roi les Pompadour en profitèrent largement.      

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5- La mort de Catherine de Sainte-Maure

Les avis étaient partagés sur les causes du décès de la marquise. Le curé de Laurière penchait pour un transport au cerveau; Joseph Nadaud, ancien curé de Saint Léger et historien local, opinait pour un abcès au foie; pourquoi pas le poumon? ou quelque chose qu’elle aurait mal digéré? Le dossier est dans les cold cases.      

En novembre de la même année on retrouvait dans les bois de Saint Michel le corps d’un enfant de l’hospice, couvert de plaies. Les circonstances de cette mort sont clairement élucidées dans le registre BMS de ce même curé de Laurière:  »le 7 novembre a été enterré un garçon qui se disait de Saint Germain-les-Putains et qu’on appelait Jérôme. Il demeurait petit valet chez Peyrichon de ce bourg. Hier estant à la forest gardant les pourceaux il fist du feu auprès d’un chêne. Le feu ayant coupé l’arbre il tomba sur le garçon. » C’est le curé qui l’a dit.      

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6-Le diocèse

Les divisions territoriales gallo-romaines se perpétuaient au Xème siècle dans l’organisation ecclésiastique. Les provinces et les métropoles civiles sous les empereurs restaient immuablement provinces et métropoles ecclésiastiques sous les rois Francs. Le diocèse de Limoges, la civitas lemovicensis comprenait les vieux pagi lemovicensis, asnacensis et exandonensis. Ses limites étaient intouchables. Les tentatives de démembrement par le pouvoir civil étaient vouées à l’échec: ainsi Childebert et le diocèse de Sens en 540; en 570 Sigebert et les évêchés de Rodez et de Chartres. L’église de Pierre, monolithique, représentait la permanence et la stabilité dans un monde de brutes. Son emprise morale et sa cohésion, son absence de divisions suppléaient à son absence de soldats.      

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7-pH

Abréviation de Potentiel Hydrogène. Coefficient caractérisant l’acidité ou la basicité d’un milieu.
En solvant aqueux, l’échelle des pH est comprise entre 0 et 14. La solution est dite acide si son pH est inférieur à 7. La valeur 7 correspond à la neutralité. L’eau qui descend du Bois des Echelles a un Ph de 6. On teste le pH de l’eau des piscines par exemple avec un indicateur coloré. Avant de traiter les algues vous devez avoir une eau à pH 7 (= neutre ) pour que l’algicide soit efficace. Les terrains acides ne laissent rien subsister des vestiges animaux et des tissus organiques.      

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8- les pillages d’objets d’art

Un témoignage:
Dans les années 1960 ou 70… je terminais une promenade dans les Pyrénées par la visite d’un château isolé sur une crête,  je crois me souvenir que c’était Mauvesin. A l’arrivée de ma voiture deux blonds  éphèbes qui batifolaient près d’un camping-car flambant neuf sur le parcage désert se précipitèrent dans le véhicule où un troisième quidam les engueula copieusement. Les éclats de voix me ramenèrent quelque trente ans en arrière: j’ai assisté dans les années 40 à l’entraînement des soldats boches à Montjovis, qui était alors un stade entouré de terrains vagues : une voix de feldwebel à terroriser les chevaux.
Dans ce château le guide montrait, accroché très haut à un mur, un objet semblable à une grosse muselière: une ceinture de chasteté, pas décorative mais très rare et d’un modèle plus du tout porté.
A l’issue de ma visite le soir tombait; le camping-car était là, seul et silencieux. Accompagnant les n° de la plaque figurait un cercle, quelque chose comme une rosace jaune  ou un soleil avec ses rayons comme des pétales.
L’hiver suivant j’apprenais au hasard d’un journal le vol de l’objet en question.
Commande, recherche, observation minutieuse – étude des difficultés du passage à l’acte, expertise – dans l’anonymat des aoûtiens puis exécution éclair et parfois acrobatique par de jeunes sportifs au profond d’une nuit froide et déserte: c’est une industrie qui exige connaissances, entraînement, méthode et discipline de commando. Un travail plus sérieux que le pillage d’opportunité pratiqué par les tribus nomades; de la culture plus que de la cueillette.      

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9-La nouvelle mort

……….1°/Les nouvelles modes: La crémation pourrait être vue comme une concession au modernisme de la part de l’église. Elle connait un regain de faveur.
La promession, the freeze-dried burial method du Dr Susann Wiigh-Mäsek, le top de la funéraille écolo, nous vient de Suède: on plonge le corps dans l’azote liquide, (-196°), il devient friable; on le place sur une table vibrante; il tombe en poussière; on récupère les objets métalliques; on place la poudre dans une urne biodégradable qu’on enterre.
L’embaumement pratiqué sur les pharaons égyptiens et soviétiques a ses adeptes modernes sous le nom de thanatopraxie (Thanatos = divinité grecque de la Mort): le formol donne à la mort l’apparence d’un sommeil paisible.
Ces manières d’assaisonner les cadavres s’ajoutent aux pratiques perpétuées de génération en génération. On veut faire encore mieux que la tradition ancestrale, avec la vague idée venue du fond des âges qu’on ne sera pas embêté par les revenants, par les âmes en peine qui errent faute d’avoir été traitées décemment.
……….2°/L’évolution de la société entraîne une évolution des mœurs. Dans la France rurale où tous les villageois étaient plus ou moins parents, la mort concernait l’ensemble de la communauté et le glas rassemblait le voisinage dans un même moment de deuil. Notre monde moderne a fait disparaître la mort du quotidien. 80% meurent à l’hôpital. Les cimetières quittent le cœur des villes. Jadis jardins publics, ils sont maintenant séparés des vivants par des murailles. Cas particulier: au cœur de Paris, les cimetières se visitent comme des musées, ce qui n’est pas incompatible avec le recueillement. Par quel nom en -thèque devrait-on désigner ces rassemblements de personnages célèbres?
……….3°/Les trois derniers siècles ont conduit à une approche plus scientifique que religieuse:
Au XVIII° siècle les Lumières ont donné un nouvel éclairage de la Mort: elle cesse d’être une punition divine pour devenir l’issue normale, naturelle et logique de la vie.
Au XIX°s, avec les progrès de la science et de l’hygiène, la vie cesse d’être dans les mains de Dieu pour passer à la compétence du monde médical.
Au XX°s La médecine nous apprend à distinguer la mort biologique, la mort cérébrale, la mort cellulaire. Le médecin peut réanimer, prolonger artificiellement la vie, ou pratiquer l’euthanasie passive. Au nom du droit à mourir dans la dignité on multiplie les lits de soins palliatifs. La Mort s’est technicisée.
……….4°/Ce tableau serait incomplet s’il n’était pas fait mention de l’importance que donnent à la toilette mortuaire nos compatriotes juifs et musulmans, exemples de fidélité aux coutumes par delà le modernisme.      

  • 1er novembre 2005

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10-Réflexions sur la tuerie et ses origines

La guerre, d’après la vulgate bas-marxiste, c’est le stade ultime d’un capitalisme aux abois qui envoie les soldats à l’abattoir. Les prolétaires n’ont pas de patrie. Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. etc. Et on s’autorise à humilier ceux qui se sacrifient. Plutôt que de désigner les marchands de canons comme uniques  responsables de nos malheurs, allons au fond des choses et au début des origines:
En 1869 les Français s’accommodaient fort bien du régime impérial; pourtant une minorité travaillait sans grand espoir au retour de la République. L’armée prussienne lui ouvrit providentiellement les portes du Pouvoir. Le malheur du pays fut l’opportunité qu’elle saisit. Les redditions de nos armées  sans combat  furent accueillies à la Chambre par les bravos des députés républicains.
L’empereur éliminé, on s’installa aux commandes, puis on prêcha la Revanche.
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11-Les maçons migrants

Une vieille grand-mère –  janv 1856 /  nov 1946 – racontait qu’en 1894 un de ces migrants qui arrivait  de Lyon et passait par les Bordes s’était arrêté au bord du champ des Robert pour leur annoncer l’assassinat du président Sadi Carnot. Avec bien des jours de retard –  mais quelle importance en ces temps-là? –   en vers, eh oui mes amis, tout simplement à la manière des troubadours de la Chanson de Roland! des vers que la vieille avait retenus, et qu’elle récitait par coeur 1/2 siècle après! il y était question de « l’infâme Casério »…      

Ni télé, ni radio, ni journaux; les  porteurs de messages  – politiques, divins et prophétiques, ou banalement anecdotiques et divers  –  sont attendus et célébrés: ils ouvrent une fenêtre sur l’au-delà mystérieux  des limites paroissiales. Le messager lyonnais y gagna un casse-croûte arrosé  de cidre .      

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12-Mairie de Saint Sulpice-Laurière, Registre des délibérations 1851, p.118-119

Accueil d’un instituteur dans la commune:      

      

      

Le maire était M. François Lefort...en calcul sans doute… mais avec des lacunes en orthographe . Retenons que, parvenu à l’âge adulte, il manquait encore de sympathie pour l’instruction et pour ceux qui la vendaient – trop cher à son goût.      

279
………..      

       

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13- la gare et le dépôt

………………………………..288Le dépôt1       

Lors de l’ouverture par le P O de la section Argenton-sur-Creuse-Limoges de la future ligne de Toulouse, le 16 juillet 1856, une station fut édifiée sur la commune de Jabreilles, au sud du tunnel de la Roche, pour desservir Laurière, le chef-lieu de canton, distant de 5km environ.
Quelques années plus tard, lorsque le secteur fut retenu comme point d’embranchement de la future transversale vers Busseau-d’Ahun, Guéret et Montluçon, une extension de la station existante fut d’abord envisagée, mais on jugea finalement plus commode d’abandonner celle-ci, de dévier le tracé de la voie ferrée et d’établir une nouvelle gare dotée de toutes les installations techniques nécessaires à proximité immédiate de la bifurcation, au nord du tunnel. Le tracé primitif (v. carte postale) fut abandonné et la gare de Saint Sulpice-Laurière fut mise en service le 21 novembre 1864, à l’ouverture de la ligne vers Busseau.      

……………….. »la ligne » 291      

Dotée de quatre quais avec abris facilitant les correspondances, elle bénéficiait d’un élégant bâtiment-voyageurs à toiture mansardée et comportait un buffet et une bibliothèque-tabac-journaux parisiens. La bifurcation de la transversale était orientée vers le nord, de telle sorte que tous les trains assurant une liaison à longue distance Lyon-Bordeaux devaient changer de locomotive avant de rebrousser chemin. Un dépôt avec rotonde pour vingt-deux machines fut donc implanté à proximité de la gare, et au fil des années St Sulpice-Laurière devint un carrefour ferroviaire très actif. Son importance s’accrut encore avec l’ouverture le 23 décembre 1867 d’une ligne en direction de Poitiers, qui s’embranchait au viaduc de Rocherolles pour prendre la direction de Bessines.      

Le dépôt de St Sulpice assurait la traction de tous les types de trains sur les lignes de Poitiers et de Montluçon, ainsi qu’une partie de trafic de fret sur la radiale de Limoges. Dans cette direction quelques 040 série 1100 étaient réservées à la pousse des convois les plus lourds dans la rampe de 10mm/m conduisant au faîte du Puy-Courty. Le dépôt se complétait d’un atelier et d’une école d’apprentissage. Il atteignit son apogée en 1930 avec un effectif de plus de trois cents agents et un parc de quarante-et-une locomotives attribuées à des équipages titulaires: six 121 Forquenot série 448 à 575, trois130 série 1900, huit 140 américaines Alco série 7000 et vingt-quatre 141 série 5800, sans compter les machines non classées et celles affectées aux manœuvres.      

Mais à partir de 1935 la radiale Paris-Toulouse fut électrifiée jusqu’à Brive et les locomotives électriques furent affectées ailleurs, ce qui réduisit l’activité du dépôt.      

Au lendemain de la seconde guerre mondiale la gare de St Sulpice était un établissement de 2ème classe employant cent dix agents, mais son rôle de triage diminuait au profit de Puy-Imbert,. Elle fut rétrogradée au 3ème rang en 1953. Après le départ des 141B le dépôt employa un certain nombre de locomotives 141TA et 230G à des tâches secondaires sur les lignes de Poitiers et Montluçon jusqu’à sa fermeture au début des années 60. Il a compté à son effectif  les 230G 352 et 353, et la 231A 546 qui aujourd’hui se trouve au musée du chemin de fer à Mulhouse. Depuis la fin des années 60 un dépôt d’une autre nature – du matériel de signalisation – occupe l’emplacement de la rotonde détruite.
La commune a perdu son importante population cheminote et vit en léthargie faute de relais d’activité.      

       

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14 – La route royale au XVII° siècle      

      

Bessines – Le pont sur la Gartempe. Le tablier a une largeur d’1,90m . La diligence et ses chevaux fourbus arrivant d’Arnac-la-Poste devait passer par là avant d’atteindre Chanteloube. A l’époque il n’y avait pas de parapets!      

      

Les lieux des Postes  et les tracés suivis n’ont jamais été maintenus fixes. Ce précurseur du guide Chaix  indique l’étape Morterolles-Chanteloube, mais le relais de Chanteloube a été parfois déplacé  à Razès.    Le tracé infléchi a préféré  Boismandé, Montmagner, La Ville-au-Brun à la  poste d’Arnac. Le mot « poste » a deux sens. Il désigne le relais où l’on changeait de chevaux. Il désignait aussi à l’origine, la distance séparant deux de ces relais, mais si cette distance est anormalement longue, si la route est difficile, on compte 1 poste et 1/2, voire 2 postes. En 1783, année de « l’Almanach Ecclésiastique et Civil » qui fournit ces renseignements, le prix de la location d’un cheval était de 25 sols par poste ( 20 sous = 1 franc; 20 sols = 1 livre) . D’autre part, lorsque le nom de la Poste était suivi du chiffre 3, celà signifiait que le Maître de Poste était autorisé à mettre un 3ème cheval à l’attelage de la carriole en fonction du chargement.    

  

Par exemple un voyageur en chaise très chargée allant de Chanteloube à Morterolles verra sa voiture attelée de trois chevaux et paiera pour une poste et demie 25 sols x 3 x 1,5, soit 112 sols et demi, ou encore 5 livres 12 sols 6 deniers. De Boismandé au Faye  (2 postes) il paiera 150 sols, soit 6 livres 10 sols.      

De Chanteloube à Paris, distance pour laquelle on comptait 45 postes et demie, il en coûtait 2275 sols, soit 113,75 livres, pour seulement un attelage normal  à deux chevaux. Un maître d’école gagnait entre 200 et 300 livres par an, un curé à la portion congrue 750 livres. Voyager en poste était donc un luxe.      

Une lieue dite « du pays », ou « ancienne de France » = 5 km      

Une lieue « de Poste » = 4 km      

Un mille (marqué par les bornes milliaires) = 1 km      

  

    

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note 15 – la résidence épiscopale.      

Les baux de fermage des domaines de l’évêque laissent supposer par leur abondance que son temporel était important à la Jonchère, et qu’il  y séjournait souvent  pour veiller à ses biens terrestres. Cette maison était peut-être ceinturée d’une ligne forte correspondant au tracé des rues du périph.      

      

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2 commentaires »

  1. bonjour, je prends contact avec vous; car étant de Gaudeix, famille Ballet,je désire avoir plus d’infos sur la commune;merci.

    Commentaire par ballet — 9 novembre 2009 @ 10 h 07 min

    • Snif Snif… Je cherche… Ma famille maternelle – les Joly – a ses racines dans la banlieue de votre village: « Le Coudert » . Ils étaient maçons migrants, comme sans doute vos ancêtres les Ballet. Ils sont maintenant voisins avec leurs racines communes: presque vis-à-vis dans leurs tombes du coin le plus ancien et le premier peuplé de notre vieux cimetière de Saint Sulpice. Je vous invite à découvrir Gaudeix à travers les registres d’état-civil, les b. m. s. des curés, les minutes des notaires c’est-à dire ce qui vous touche de plus près: faites connaissance avec les vôtres et leur passé. Partez à la découverte de votre famille! La généalogie c’est passionnant. Amitiés.

      Commentaire par saintsulpicelauriere — 13 novembre 2009 @ 16 h 24 min


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